En matière de contrôle médical, on connaissait déjà l’enquêteur
surprise, qui tel l’ami du petit-déjeuner venait
frapper fortement à ta porte ; des médecins magiciens de SECUREX à
140 € euros la prestation (payés par ton
responsable d’unité) !!!
La CCAS encouragée par l’air du temps et le recul des acquis sociaux
vient une nouvelle fois d’innover.
Effectivement l’imagination en matière de traque des agents en arrêt
maladie est florissante, la caisse a mis
en place un nouveau dispositif : Le « suivi médical personnalisé »
pour être plus
proche de la réalité et des termes employés, on pourrait plutôt
utiliser le terme de « traque
automatisée ». La traque médicale consiste à convoquer
automatiquement à chaque arrêt de
travail, un certain nombre de collègues malades auprès du
médecin-conseil de la CCAS, afin que
celui-ci valide ou non les arrêts de travail et ce pendant une durée
de quelques mois à plusieurs
années ! A quand des primes en échange de délation de fraudeurs
potentiels !!!!!
De quel droit, la caisse peut contraindre des agents malades à se
déplacer et sur quelle base
réglementaire les agents en souffrance devraient-ils se présenter
systématiquement ?
La caisse invoque les articles 52 du règlem ent intérieur et
l’art.88 du statut du personnel :
Pour SUD RATP cette mesure qui vise uniquement un certain nombre d’agent est
donc
discriminatoire. De plus dans les articles invoqués par la caisse, que se
soit l’article 52 du
règlement intérieur ou l’art.88 du statut du personnel, il n’est nullement
fait mention que les agents
doivent spontanément et systématiquement, dès leur deuxième jours d’arrêt,
se rendre à un
contrôle auprès du médecin-conseil !
Cette interprétation des textes réglementaires n’a que pour seul but
d’ajouter une pression
psychologique supplémentaire auprès des collègues déjà en souffrance. Le
syndicat SUD RATP
demande le retrait dans les plus brefs délais de ce dispositif et gageons,
que les autres
organisations syndicales feront de même.
On n’avalera pas la pilule ! La santé n’est
pas une marchandise !!
Espérons, que les procrastinateurs syndicales signataires ( CFDT ; UNSA ;
CFTC ; FO et
CFE/CGC) créateurs de la nouvelle CCAS seront plus réactifs pour lutter dès
le mois de janvier
contre l’instauration de la franchise médicale, car pour mémoire : il est
toujours inscrit la gratuité des
soins médicaux et pharmaceutiques dans notre statut, sans franchise et
encore moins sans mutuelle
obligatoire !!!!
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Statut du personnel : Article 87
Les soins médicaux et pharmaceutiques de toute nature sont dispensés à
titre gratuit. Les conditions
d’application sont fixées par le règlement intérieur de la CCAS :
- aux agents qui, n'interrompant pas leur service, sont soignés par un
praticien de la Régie ou agréé par celle-
ci, appartenant à la médecine soignante ;
- aux agents bénéficiaires d'un des congés de maladie visés aux articles
80 et 83 jusqu'à épuisement de leurs
droits à ces congés ;
- aux agents bénéficiaires d'un congé de longue durée ;
- aux agents mis en disponibilité dans les conditions prévues à
l'article 86.
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Projection de l’application de la Franchise médicale dans le privé :
Un pouvoir d’achat amputé Franchise annuelle plafonnée à 50 euros, sous form
e de taxation de 0,50
euro sur les actes paramédicaux, de 0,50 euro sur chaque boîte de
médicament, de 2 euros par
transport sanitaire.
À cela, ajoutons les 1 euro à chaque consultation médicale, le forfait
hospitalier de 18 euros, les
déremboursements successifs de médicaments. Et faisons les comptes !
Prenons l’exemple d’une famille moyenne (n’appartenant donc pas aux plus
“modestes” qui devraient
être épargnés …) composée d’un père, d’une mère non enceinte, (elle devrait
être exemptée) et de
deux enfants, on arrive à un plafonnement de 100 euros (les enfants ne
payant pas).
Or, si l’on cumule tous les forfaits cités plus haut, être malade revient au
final à 400 euros (de sa
poche)… Quand Mme Bachelot affirme “qui ne pourra pas payer 4 euros par mois
?” Pour vendre la
franchise, elle nous livre au m oins une vérité : ces gens-là (au pouvoir)
ne connaissent pas la réalité
de la situation, du nombre de leurs concitoyen (ne) s et vivent vraiment
dans un autre monde !
SUD RATP
3, rue Rampon 75011 PARIS
http://www.sudratp.fr
