|
Téléphone : 01
58 39 30 20
Télécopie : 01
43 67 62 14
contact@solidaires.org
www.solidaires.org
Paris, le 2
juillet 2008
EDVIGE, un outil de plus
pour le contrôle social
Par un décret
du 27 juin 2008, le premier ministre autorise la création d’un fichier
(joliment dénommé EDVIGE pour Exploitation Documentaire et Valorisation
de l’Information GEnérale).
Ce fichier a
pour finalité de «centraliser
et d’analyser les informations relatives aux personnes
physiques ou morales ayant sollicité ou
exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou
économique ou qui jouent un rôle
institutionnel, économique, social ou religieux significatif… », « de
centraliser et d’analyser les
informations relatives aux individus, groupes, organisations et
personnes morales qui, en raison de leur
activité individuelle ou collective, sont susceptibles de
porter atteinte à l’ordre public ; de
permettre aux services de police d’exécuter les enquêtes
administratives qui leur sont confiées en
vertu des lois et règlements, pour déterminer si le
comportement des personnes physiques ou
morales intéressées est compatible avec l’exercice des
fonctions ou des missions envisagées. »
L’article 2 de
ce décret précise que pourront être enregistrés dans ce fichier
«les personnes
physiques âgées de treize ans et plus. ».
Les données
seront conservées pour une durée de 5 ans à compter de l’enregistrement
ou de la
cessation de
fonctions et concerneront, au delà des éléments d’état civil, d’adresse
et de téléphone,
les in
formations fiscales et patrimoniales, l’immatriculation des véhicules,
les « signes physiques
particuliers et objectifs, photographies
et comportement , les données relatives à l’environnement de
la personne, notamment à celles
entretenant ou ayant entretenu des relations directes ou fortuites
avec elle.»
En quelques
articles tout est dit :
Après un
arsenal de lois liberticides prévention de la délinquance, peines
planchers, rétention de
sûreté, lois
sur l’immigration..., , après un train de réformes antisociales
(retraites, protection
sociales,
chasse aux chômeurs…), le gouvernement se dote clairement de l’outil de
contrôle et de
dissuasion des
éventuelles résistances à des à ses mesures.
En fichant les
individus susceptibles de porter atteinte à l’ordre public (dons nul
besoin de fait avéré,
la suspicion
suffit) à partir de treize ans, le gouvernement choisi une nouvelle fois
la réponse
sécuritaire à
une dégradation générale de la situation sociale et aux résistances
collectives.
L’Union
syndicale Solidaires refuse la mise en place d’un tel outil qui
constitue un pas de plus vers
une
organisation totalitaire de la société et prendra part à toutes les
initiatives unitaires en ce sens.
SYNDICAT SUD/RATP
3, rue Rampon 75011 PARIS
Tél : 01 58 76 56 24 - 01 58 76 56 25
Fax : 01 58 76 56 28 (65628)
http://www.sudratp.fr
|